Expositions passées

Bertrand Meunier expose à Clermont Ferrand du 24 Janvier au 10 Mai 2014
Hôtel Fontfreyde, Centre Photographique
Clermont-Ferrand
Du 24 janvier au 10 mai 2014
 
Vernissage le mercredi 22 janvier à 18h30
 
Cette exposition est l’aboutissement d’une résidence de huit mois menée par Bertrand Meunier sur le quartier Saint-Jacques (classé ZSP – Zone de Sécurité Prioritaire), à Clermont-Ferrand, en partenariat avec l’Hôtel Fonfreyde.En 2013, Bertrand Meunier s’est intéressé aux habitants et aux lieux de vie du quartier Saint Jacques, à Clermont-Ferrand. La neutralité et la sincérité du photographe, associées à la qualité plastique de ses images nous amènent à porter un autre regard sur un quartier dit « sensible », loin de tout stéréotype. Composée de portraits et d’architectures, la série photographique Le Plateau se situe dans la continuité du travail mené depuis de nombreuses années par Bertrand Meunier et participe au renouveau du documentaire social.


 
 

 
Les lauréats de la 3e édition du concours Sophot s’exposent à la galerie Fait & Cause jusqu’au 20 juillet 2013
« Les mangeurs de cuivre », République démocratique du Congo – 2009 – 2012, Gwenn Dubourthoumieu
 
La « ceinture de cuivre » katangaise, à l’extrême sud-est de la République démocratique du Congo, recèle 10 % des réserves mondiales de cuivre et 34 % de celles de cobalt. Début 2011, le cours du cuivre a atteint son record historique : 10 000 dollars la tonne sur le London Metal Exchange. Depuis, la tendance s’est confirmée, maintenant le cours est à plus de 8 000 dollars la tonne. Profitant de ce boom sans précédent et d’une libéralisation organisée par la Banque Mondiale au début des années 2000, d’immenses fortunes se bâtissent à la faveur d’une gestion particulièrement opaque des revenus du secteur minier. Jusqu’à présent, seules quelques multinationales et une poignée d’individus proches du pouvoir ont les moyens d’en profiter. Paradoxalement, la situation des quelques 200 000 « creuseurs » katangais qui survivent grâce à cette activité et constituent encore la majorité de la main d’oeuvre, s’est aggravée. Les investissements des multinationales occidentales, indiennes ou chinoises les ont chassés des sites les plus riches. Forcés à revendre leur production à bas prix aux partenaires gouvernementaux ou contraints de se rabattre sur l’exploitation des rejets industriels, ils amoindrissent encore leur espérance de vie comme leurs revenus.
 
Des années de travail sur le sujet et de nombreux voyages dans la province m'ont familiarisé avec les personnes impliquées dans les activités minières au Katanga. Petit à petit, j'ai réussi à obtenir l'accès aux sites d'extraction des multinationales, à leurs entrepôts et à leurs usines. J’ai pu être accepté dans la communauté des nouveaux entrepreneurs, ce qui m’a permis de documenter leurs vies privées (fêtes, week-ends...). Le but de ce projet est d’apporter une meilleure compréhension du monde des affaires et de l’extraction minière au Katanga, où les besoins locaux semblent ignorés. C'est aussi une illustration de l'effet tant de la libéralisation récente de l'économie mondiale que de la ruée pour les matières premières en Afrique et une dénonciation du refus des sociétés internationales à partager leurs profits. Ceci n'est pas l'histoire des minerais de sang, issus de conflits, avec des images de rebelles et de kalachnikovs, sur lesquelles les campagnes de plaidoyer internationales se concentrent généralement. C’est plutôt l'histoire, plus difficile à illustrer, de l’énorme écart entre une population locale cherchant des matières premières pour le compte d’industries étrangères et de traders installés à Londres ou ou New York, pariant sur un bénéfice rendu possible grâce à une main d’œuvre exploitée et sous-payée.
 
 
« La vie à durée déterminée », juin-septembre 2012, Olivier Jobard
 
En France, certaines personnes peuvent travailler des années sans jamais se voir proposer un CDI (Contrat à Durée Indéterminée), ou ne peuvent avoir d’autre choix que de cumuler plusieurs emplois pour gagner un SMIC.
 
En France, il arrive qu'à la fin d'une journée de travail en intérim, la mission ne soit pas reconduite le lendemain, et ce, sans préavis.
 
En France il est fréquent que des travailleurs sans papiers aient à payer des impôts.
 
Nous les croisons, nous vivons à côté d’eux sans bien connaître leurs conditions d’existence.
 
Ils sont peu syndiqués, rarement défendus, peu présents dans les médias, plus préoccupés par leur survie que par leurs droits.
 
Pourtant, ils vivent tous l'emploi, l'éducation et le logement précaires, l'endettement et la difficulté de se projeter dans l'avenir.
 
Pendant plusieurs mois, aux quatre coins de la France, j’ai suivi au plus près ces travailleurs précaires dans le bâtiment, l’industrie, l’agriculture, la restauration, les services.
 
Levé avant l’aube comme la plupart d’entre eux, embarqué dans leurs galères de transport, d’horaires, d’organisation pour s’abriter, se nourrir, s’occuper de leurs enfants, j’ai pu photographier de l’intérieur ces vies minuscules, les explorer.
 
Le plus difficile pour moi a été de les convaincre de me laisser entrer dans leur monde. Certains sont à la limite de la légalité, d’autres dans l’illégalité, d’autres dans la «débrouille».
 
Ma règle n’a jamais varié depuis que je porte entre mes mains un appareil photo.
 
L’engagement dans les sujets que je développe nécessite beaucoup de temps, de patience et surtout de curiosité.
 
Etre au plus près des gens que je photographie, c’est explorer leur vie, à leur côté, avec eux, en étant le plus juste possible et sans surjouer l’empathie, ou pire, la plainte.
 
Car ces gens n’ont de cesse de se battre.
Plongée dans la France des travailleurs précaires à travers 7 portraits.
 
Travail réalisé grâce au soutien du Festival Photoreporter de la Baie de Saint-Brieuc.
 
"Les mangeurs de cuivre" et "La vie à durée déterminée"
 
Jusqu'au 20 juillet 2013
 
Galerie Fait & Cause
58 rue Quincampoix - 75004 PARIS
Du mardi au samedi de 13h30 à 18h30
Tél : 01 42 74 26 36
 
  
Photographies de Gwenn Dubourthoumieu                                                 Photographie de Olivier Jobard
 

 
 
Klavdij Sluban « Autour de la Mer Noire, voyages d'hiver » - galerie la Petite Poule Noire, du 2 février au 16 mars 2013
 
 

 

 

Les cycles de création de Klavdij Sluban suivent ses voyages autour du globe. Ainsi, pour « Autour de la Mer Noire,   voyages d'hiver », 
 le photographe a rapporté 5O clichés de Turquie, Géorgie, Abkhazie, Transdniestrie, Russie, Ukraine, Moldavie, Gagaouzie, Roumanie, et Bulgarie, pris à la fin des années 1990. L’exposition s’installera du 2 février au 16 mars 2013 à la galerie la Petite Poule Noire.
Des paysages désolés, figés sous la neige, et comme hantés par des personnages solitaires… La mélancolie qui se dégage des photographies de Klavdij Sluban est majestueuse. Les noirs sont abyssaux, et laissent une impression étrange au spectateur, entre féérie et réalité brute. D’une profondeur et d’une justesse extraordinaires, les clichés en noir et blanc de Sluban font mouche à chaque fois et transportent les visiteurs dans l’univers sombre et désolé du photographe.
 
Les photographies ont déjà été exposées au Centre Pompidou et à la Maison Européenne de la photographie ; c’est la première fois qu’elles le sont en galerie.
 
 
« Autour de la Mer Noire, voyages d'hiver » de Klavdij Sluban
 
Du 2 février au 16 mars 2013
Galerie la Petite Poule Noire
12 bd des Filles du Calvaire, 75011 PARIS
01 58 30 89 70
 
 
 
 
 
 
Photographie de Klavdij Sulban
 
 

 
 
"Vivre avec toit" : Jean-Louis Courtinat à la galerie Fait&Cause
 
Pendant deux ans, le photographe Jean-Louis Courtinat a vécu avec des personnes en situation d’exclusion et de précarité qui venaient de retrouver un toit après avoir vécu longtemps dans la rue. De cette expérience est née l’exposition « Vivre avec toit », qui se déroulera du 16 janvier au 23 février à la galerie Fait&Cause. 
 
« Pendant deux années, j’ai vécu auprès d’hommes et de femmes qui venaient de retrouver un toit après avoir vécu très longtemps dans la rue.
 
Comment appréhendaient-ils leur nouvelle vie ? Comment se reconstruisaient-ils ?
 
Quel était leur quotidien ?
 
C’est ce que je voulais savoir. Je me suis vite aperçu des limites de la photographie.
 
Tous exprimaient leur soulagement d’avoir un logement, la difficulté de réapprendre à vivre dans un espace réduit, leur incapacité à se prendre en charge au quotidien.
 
Ces sentiments étaient intraduisibles en photographie. J’ai donc pris un petit carnet dans lequel j’ai inscrit méticuleusement leurs propos. J’ai respecté leur style, leur façon de s’exprimer, leurs non-dits, leurs erreurs et leurs contradictions. Pas d’interview brutale, mais une succession de petites réflexions intimes qu’ils m’ont confiées au fil du temps. 
 
Toutes les personnes que j’ai suivies ont plus de cinquante ans. Elles ont toutes connu une enfance difficile. La plupart ont rejeté leur famille ou été rejetées par elle. Beaucoup sont fatiguées, malades, dépressives, en cours de soins ou sous dépendance chimique. La plupart se sentent inutiles au monde, se replient sur elles ou se retirent de la vie sociale. Certaines expriment leur solitude, leur souffrance, leur impossibilité d’échanger, de discuter, de partager leurs émotions. Beaucoup ont un sentiment de culpabilité et se sentent responsables de leur exclusion. Toutes vivent des minima sociaux. Plusieurs ont de toutes petites retraites. Nombre d’entre elles ont de graves problèmes de dépendance à l’alcool.
 
Avoir un toit même si ce n’est qu’un taudis est primordial pour elles. Toutes m’ont parlé du désir de se poser, d’avoir une adresse, un lit, des clefs, une boîte aux lettres, bref d’être reconnues malgré leur pauvreté.
 
Le plus difficile pour moi fut de suivre plusieurs personnes en même temps. Il m’a fallu une organisation très précise pour conserver une pression sur elles sans jamais les gêner dans leur quotidien. J’ai dû composer avec les rendez-vous manqués, les changements d’adresse, les hospitalisations, les retours à la rue et les ruses pour éviter les marchands de sommeil ulcérés par ma présence.
 
J’avais élu mon quartier général à « l’Etape », lieu de vie des petits frères des Pauvres qui accueillent des personnes dans la précarité. J’arrivais pour le petit-déjeuner, je discutais avec les gens, je leur parlais de mon projet. Beaucoup ont refusé. Peur de se montrer, de parler ou d’être reconnu par leur famille. Il m’a fallu énormément de temps, d’écoute et de proximité pour gagner leur confiance. Au début je leur donnais des photographies. J’ai vite renoncé car je leur offrais une image d’eux qu’ils refusaient de voir. Finalement j’ai fait peu de photos. On se rencontrait régulièrement. On prenait un café, on discutait. Je me sentais plus bénévole que photographe et cela me plaisait.

 

 
Aujourd’hui et comme à chaque fois que je termine un long travail, je me demande si ce que j’ai enregistré est aussi riche que ce que j’ai vécu. Ai-je été à la hauteur de la confiance qu’ils m’ont donnée ? Ai-je saisi l’essentiel ? Le cœur du propos se trouve-t-il d’ailleurs dans ce qui est montré ou dans ce qui ne l’est pas ? Je sais qu’il faut beaucoup plus que des photos pour que ces êtres fragiles ne portent plus le fardeau des préjugés et des tabous qui les livrent à l’oubli de tous.
 

Makou, Ginette, Daniel, Max, Patrick et vous tous avec qui j’ai passé ces moments forts, ce travail est aussi le vôtre. Puissent vos textes et mes images provoquer chez ceux qui les verront de la compassion et le simple désir de mieux vous connaître. C’est mon vœu le plus cher. »
 
Jean-Louis Courtinat
 
 
"Vivre avec toit" de Jean-Louis Courtinat
 
Galerie Fait&Cause
 
 
 
 
58 rue Quincampoix
75004 PARIS
01 42 74 26 36
Du mardi au samedi de 13h30 à 18h30
 
Photographie de Jean-Louis Courtinat
 
 
 
 

 
 
Exposition « Suite » de Richard Dumas à la galerie Vu
 
 
A l’occasion du Mois de la Photo, l’exposition « Suite » de Richard Dumas se poursuit jusqu’au 5 janvier 2013 à la galerie Vu.
Les visiteurs peuvent découvrir une cinquantaine de portraits de stars en argentique, tirés par le photographe et par son complice Antoine Agoudjian.
Le titre de l’exposition, « Suite », vient du fait que Richard Dumas avait déjà exposé une série de portraits à la Galerie Vu il y a 10 ans, et que ces cinquante nouveaux clichés en constituent la suite.
 
La force de ces portraits réside dans la lumière apportée par le photographe sur les spécificités de chaque modèle, pour souligner ce qui lui est propre, sa personnalité.
 
"En photographie, je cultive le hasard et le fortuit. C'est pour cela que je fuis les studios, alors qu'en extérieur, chaque situation me  pose une nouvelle question, à laquelle il faut que j'apporte une réponse nouvelle. Parce que je préfère l'inquiétude de l'inconnu à  l'esprit de système et à la facilité. Au risque d'être déstabilisé".
 
Photographie de Richard Dumas
 
"Suite" de Richard Dumas
 
Du lundi au samedi de 14h à 19h et sur rendez-vous.
 
Galerie Vu
 
Hôtel Paul Delaroche
58 rue Saint-Lazare
75009 Paris
Tél : 01 53 01 85 81
 
 

 
 
ANON, photographies anonymes : une exposition conçue et réalisée par Robert Delpire
 
A l’occasion du Mois de la Photo, Robert Delpire expose des photographies d’anonymes à la galerie Fait&Cause. L’exposition, appelée ANON : photographies anonymes, prendra place du 8 novembre au 29 décembre 2012.
 
Déroutantes, intrigantes, troublantes, les photographies exposées à la galerie Fait&Cause ont toutes un point commun : celui d’avoir été prises par d’illustres inconnus. Cette collection de clichés en noir et blanc, témoins de leur temps, ont le don de capter l’attention du spectateur tant les personnages et les situations représentés sortent de l’ordinaire.
 
Ces instants saisis à l’improviste se veulent la preuve que la photographie est un art qui appartient à tous, une « pratique passée à l’usage courant », comme l’exprime Robert Delpire, le concepteur de l’exposition. Faisant tour à tour sourire ou réfléchir, ces clichés sont en effet le reflet de la démocratisation de la pratique photographique, et ANON regroupe de véritables chefs-d’œuvre qui méritent de sortir de l’anonymat pour être visibles par tous.
 
ANON, photographies anonymes
 
Exposition du 8 novembre au 29 décembre 2012
Du mardi au samedi de 13h30 à 18h30
 
Galerie Fait & Cause
 
58 rue Quincampoix 75004 PARIS
Tél : 01 42 74 26 36
 
 
 

 
Sarah Moon, Bernard Plossu et Masao Yamamoto en version petit format
 
A l’occasion du Mois de la Photo, qui se déroulera du 18 octobre au 24 novembre prochains, la photographe Sarah Moon exposera des clichés inédits en version miniature à la galerie Camera Obscura, en compagnie de Bernard Plossu et Masao Yamamoto.
 
L’exposition met l’accent sur une vision intimiste de la photographie, en privilégiant le petit format, l'une des thématiques du Mois de la Photo. Ainsi, Sarah Moon a choisi de photographier avec un appareil Polaroïd, qui donne à ses clichés toute la dimension irréelle qui caractérise son travail. Cet état brut de la photographie, avec ses défauts et son instantanéité, offre au spectateur le sentiment que l’artiste se dévoile, et lui révèle tout un pan inconnu et secret de son œuvre. Cette exposition offre ainsi l’occasion de redécouvrir Sarah Moon, par le biais de tirages uniques et de planches contacts qui retranscrivent à merveille l’univers si poétique de l’artiste.
 
« Sarah Moon, Bernard Plossu, Masao Yamamoto : trois poètes de la miniature »
Du 18 octobre au 24 novembre
 
Galerie Camera Obscura
 
268 boulevard Raspail
75014 Paris
Tél. : 01 45 45 67 08
 
 

 
Kate Barry vous envoie une carte postale de Dinard
 
La photographe Kate Barry expose à Ze Art Galerie du 22 septembre au 8 décembre, successivement à Dinard puis à Paris. Ses photos empreintes de mélancolie nous font voyager dans un Dinard désertique, figé en hors saison.
 
 
C’est à la découverte d’un Dinard intime et dénudé que Kate Barry nous invite à travers ses clichés, pris hors saison, quand la ville est vide de ses touristes. Bancs de bois écaillés et plages désertiques, Kate Barry a su dépeindre le quotidien d’une ville balnéaire à la morte saison au travers de 19 photographies épurées. Sa ligne artistique reste intacte, et elle dépeint la ville de Dinard comme elle représente les modèles des photographies de mode qu’elle a réalisées : sans fard, au naturel et sans accessoires.
 
Ces photos, que l’on a découvertes dans le récent « Dinard, Essai d’autobiographie immobilière » de Jean Rolin et Kate Barry édité cet été par La Table Ronde, font pour la première fois l’objet d’une exposition en grand format.
 
 
Kate Barry sera présente à Ze Art Galerie à Dinard pour deux séances de signature :
 
Le vendredi 5 octobre 2012, à 18 heures, sur invitation privée,
Le samedi 6 octobre 2012, à 17 heures, ouvert au public.
Exposition intégrale à Dinard, du 22 septembre au 7 octobre 2012
 
Ze Art Galerie – Dinard, face au casino
 
Exposition à Paris, du 16 octobre au 8 décembre 2012
Ze Art Galerie – Paris, 13 rue du Dragon, 75006 Paris
 
 

 
 
Klavdij Sluban aux Rencontres d’Arles de la photographie
 
A l’occasion des Rencontres d’Arles, qui se déroulent du 2 juillet au 23 septembre, le photographe et parrain de Cent Voix ! Klavdij Sluban est à l’honneur. Aux côtés de l’artiste plasticien Laurent Tixador, il présente une exposition de photographies prises aux Iles Kerguelen, jadis surnommées Iles de la Désolation.
 
 
Les deux artistes, lauréats de l’atelier des Ailleurs, ont séjourné pendant trois mois à Port-aux-Français, au large de l’Océan Pacifique, à 15 jours de bateau de la Réunion. Les Iles Kerguelen ont la particularité de n’avoir pas de population permanente, mais d’être quasi exclusivement occupées par des équipes scientifiques. Les clichés présentés aux Rencontres d’Arles sont le résultat du travail réalisé pendant cette résidence. Klavdij Sluban a présenté un projet en noir et blanc, dont les thématiques rejoignent son travail d’artiste : le voyage et l’isolation. Ses clichés savent bien faire ressortir le climat polaire et l’aspect lunaire, désolé et déroutant des Iles Kerguelen, ce qui ne manque pas de dérouter le spectateur. Mais Klavdij Sluban nous offre les clés de compréhension : « Apprendre à voir. Là où il n’y a rien en apparence. Désolation dans la mesure où rien ne se donne au premier regard. »
 
A l’opposé de la solitude et de la désolation caractéristiques de l’œuvre de Sluban, Laurent Tixador a de son côté choisi de s’engager auprès de la communauté scientifique présente sur place, en dépeignant le quotidien de ces hommes. Ainsi, il réalise un film de 90 minutes intitulé « 309 bons moments de bricolage », composite de scènes du quotidien, telles la pêche aux moules, la fabrication d’une épuisette à frites en bois de renne, ou encore la capture d’un éléphant de mer pour récupérer une balise. A la vision sombre de Sluban vient s’ajouter la version colorée de Tixador, pour deux expériences radicalement différentes de ce même voyage aux confins du monde.  
 
Klavdij Sluban et Laurent Tixador
 
Résidence des ailleurs
 
Rencontres d’Arles de la Photographie
Jusqu’au 23 septembre
 
 
Photographie de Klavdij Sluban